Elles sont jeunes, seules, tristes ou pas. Elles sont belles ou pas. Elles réfléchissent à leur vie, elles pleurent, elles rient…
Elles représentent un patchwork des femmes d’aujourd’hui. Des filles d’aujourd’hui. Elles vous emmènent dans leur univers, dans leur intérieur, vers leur âme. Elles vous font toucher du doigt, des yeux, leur petit monde.
Elles s’appellent Anouk, Jade, Cassiopée, Marguerite ou Claire. Elles vous attendent pour vous entraîner dans leur vie. Un instant. Un bref instant.
- ISBN 9782930538075 (format broché)
- 96 pages
- Livre broché - 15.00€
Extrait
Talons hauts
Marguerite est en retard. Qu’est-ce qu’il lui a pris de foutre des talons hauts aujourd’hui ? Elle sait bien ce qu’il lui a pris. C’est pour lui qu’elle fait ça. Talons hauts guêpière et bas jupe moulante et rouge à lèvres foncé sombre.
Il va dire : Oh Margot tu es surprenante ! Ce que tu es belle ! J’adore te voir ainsi… Il va la prendre dans ses bras avec ses yeux brûlants de désir.
Marguerite se dit alors que ça vaut peut-être la peine qu’elle fasse tout cela. Pour lui. Ainsi elle lui plaît. Il la désire. Il ne l’appelle jamais Marguerite. Dès le début il a dit : Marguerite ça fait vieux. J’aime mieux Margot. Et elle est devenue Margot. Elle pense à Marguerite Yourcenar. Marguerite Duras. Elle aime son prénom.
Marguerite se dépêche. Il l’attend. Pour aller à cette soirée super importante pour une promotion dans son boulot. Panoplie de femme. Marguerite a enlevé le pantalon fluide d’homme et les baskets en toile. Enlevé le pull échancré. Elle a mis la tenue « poupée Barbie ». Il aime ça.
Elle n’arrive pas à courir avec ses talons hauts. Elle se tord les chevilles sans arrêt. Elle est en retard elle se dépêche. Elle pense : Merde où est-ce que j’ai mis mon portable ? Elle cherche sur le meuble d’entrée à la cuisine dans son sac son blouson dans les poches de son pantalon fluide d’homme sous le canapé derrière les coussins. Il est là sur la table basse. Ouf !
Marguerite se dit : Pourvu que je n’aie pas perdu mes clés aussi sinon il va être furax. Non, elles sont dans son sac. Les clés de la maison. Il doit attendre en bas devant l’immeuble. Il va être furax c’est sûr.